lundi 10 janvier 2011
samedi 8 janvier 2011
La saison, le livre

Après un grand beau soleil de printemps, il pleut de nouveau, comme si les anges vidaient des bassines, on dit, ici.
Marzïa, le livre, est arrivé hier au TMA, pile à temps pour la présentation de saison, à 21h30 : une salle comble, un public complice, attentif, en appétit, une saison riche, ouverte et pointue dans laquelle je mesure ma chance que Marzïa figure, grâce à José Martins et Joaquim Benite qui me permettent de boucler la boucle, de venir offrir au public d’Almada ce que j’ai écrit chez eux, il a quatre ans à peine.
Et quel plaisir de découvrir, imprimée, cette subtile traduction portugaise d’Alexandra Moreira da Silva, que j’écoute chaque jour en répétition, que je regarde se déployer.
vendredi 7 janvier 2011
Jour et nuit, le TMA…


Au TMA d’Almada, on travaille jour et nuit. Dès tôt le matin, les équipes techniques montent décor et lumière, toute la journée, et les constructeurs finissent de graver les dernières plaques de mosaïque en cp du décor, niveau -3, à l’atelier, pendant que nous répétons à l’ensayo, au niveau -2, la salle de répétition aux mêmes dimensions que la Sala Experimental où nous allons jouer. Le soir, après le dîner à la cantine, filage dans le décor en cours et vers minuit, quand chacun rentre se coucher, peintres et constructeurs reviennent travailler… pendant que le dernier lapin blanc de l’installation surréaliste, frissonnant sous la pluie, dans le jardin, au pied de l’arbre, se demande, les yeux écarquillés dans la nuit, où sont partis ses copains.
jeudi 6 janvier 2011
mardi 28 décembre 2010
Tous Mongols !






Première semaine de répétitions de “Mongol“, la pièce, à Orthez, avec toute l'équipe. Un vrai luxe de répétitions tous azimuts, lectures, discussions, visionnages, partages… qui devrait être possible à chaque création, tellement c'est riche et profond…
Texte définitif début janvier, texte (version 4) publié à l'Ecole des Loisirs en mars, juste à temps pour la première…
jeudi 16 décembre 2010
Le goût de nos langues - Le Chant/Champ des Langues
(Reims Scènes d'Europe, vendredi 3 décembre)
Quel goût ont nos différentes langues, aujourd'hui,
de théâtre et d'Europe, destinées aux enfants et aux adolescents ?
Comment savoir où les découvrir,
et comment les lire, dans la plus grande richesse de leur altérité ?
Qu'est-ce qui s'écrit là, maintenant, pile en même temps que nous,
juste de l'autre côté de nos frontières ?
Et dans quel rapport à la scène, aux équipes qui vont les créer ?
Cette journée de "mise en appétit" organisée par Nova Villa et l'Onda a été riche de rencontres, prises de parole, récits d'expériences artistiques en tous genres dans ce vaste champ de nos langues destinées à la scène, au dialogue entre équipes artistiques et public, et sa progression toute en douceur, du panorama soulevé par de grandes questions transversales aux tables rondes plus concentrées sur les auteurs puis leurs passeurs, s'est achevée par la chair de nos langues mêmes, dans la haute salle du Palais du Tau, au pied des grandes statues de pierre qui ont écouté, comme le public en arc de cercle, toute la vibration de ces langues venues de pays étrangers, mais qui, par la grâce de la profondeur des échanges de cette journée, ne nous étaient plus si étrangères.
Quel goût ont nos différentes langues, aujourd'hui,
de théâtre et d'Europe, destinées aux enfants et aux adolescents ?
Comment savoir où les découvrir,
et comment les lire, dans la plus grande richesse de leur altérité ?
Qu'est-ce qui s'écrit là, maintenant, pile en même temps que nous,
juste de l'autre côté de nos frontières ?
Et dans quel rapport à la scène, aux équipes qui vont les créer ?
Cette journée de "mise en appétit" organisée par Nova Villa et l'Onda a été riche de rencontres, prises de parole, récits d'expériences artistiques en tous genres dans ce vaste champ de nos langues destinées à la scène, au dialogue entre équipes artistiques et public, et sa progression toute en douceur, du panorama soulevé par de grandes questions transversales aux tables rondes plus concentrées sur les auteurs puis leurs passeurs, s'est achevée par la chair de nos langues mêmes, dans la haute salle du Palais du Tau, au pied des grandes statues de pierre qui ont écouté, comme le public en arc de cercle, toute la vibration de ces langues venues de pays étrangers, mais qui, par la grâce de la profondeur des échanges de cette journée, ne nous étaient plus si étrangères.
jeudi 9 décembre 2010
Um abraço azul

Grande manifestation samedi 11 décembre 2011 autour du Teatro Municipal d'Amada, à Almada (Portugal).
A quoi sert le théâtre, surtout aujourd'hui ? A rester des humains, des hommes et des femmes, qui ressentent des émotions en tous genres, et non des machines, des robots, des esclaves broyés par la machine économique. Voilà pourquoi, plus que jamais, partout en Europe, il faut défendre les théâtres qui travaillent pour le public et leur donner les moyens de le faire bien. En particulier le grand théâtre bleu d'Almada, debout entre le ciel et l'eau, comme un immense bateau immobile, le grand château bleu au coeur duquel tant d'histoires fortes se répètent, nuit et jour, se racontent simplement, subtilement, et se partagent dans la plus grande ouverture. Samedi prochain, avec du bleu, je serai avec vous en pensée, et avec moi aussi, Marcia, Luis, Alvaro, Nuno et toute la foule de leurs fantômes plus vrais que la réalité nés sur le quai. Vive le grand théâtre bleu ! Longue vie au TMA !
Explication de ce mouvement :
En conséquence de sa politique de désinvestissement dann la Création Artistique, le Ministère de la Culture du Portugal a coupé 150.000 € dans la subvention au Festival d'Almada, dirigé par Joaquim Benite. Cette coupe, si le Ministère maintient sa position, aura des conséquences terribles dans la 28ème édition du Festival, qui est considéré le plus important festival international de théâtre au Portugal, et un des plus importants dans l’Europe.
Following a policy of disinvestment in the Artistic Creation, the Portuguese Ministry of Culture cut 150.000€ in its subsidy to the Festival de Almada, directed by Joaquim Benite. This cut, if the Ministry maintains its position, will have tremendous consequences on the 28th edition of the Festival, which is considered the most important international theatre festival in Portugal and one of the most important in Europe.
Siguiendo su política de disminuir el apoyo a la Creación Artística, el Ministerio de la Cultura de Portugal cortó 150.000 € en el subsidio al Festival de Almada, dirigido por Joaquim Benite. Este corte, si el Ministerio mantiene su posición, tendrá consecuencias tremendas en la 28ª edición del Festival, que es considerado el más importante Festival internacional de teatro en Portugal, y uno de los más importantes en Europa.
Pour soutenir leur combat : imprensa@ctalmada.pt
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