vendredi 13 novembre 2015

Kyoto

A Kyoto, je loge dans une étonnante et super petite machiya dans la forêt, pourtant à cinq minutes du métro. J'ai trouvé beaucoup plus de touristes (visibles, en tout cas) et beaucoup plus de français (audibles) qu'à Tokyo.


Mes trois coups de coeur principaux :
- Le Fushimi Inari Jinja, le plus grand sanctuaire shinto (d'où les tunnels de torii) consacré à la déesse Inari, souvent représentée par se messagers, les renards de pierre ou de porcelaine.



- Le temple Otagi Senbutsu, au nord de la ville, avec sa foule de personnages en pierre et mousse.



- et les bords de la Kamogawa, la rivière qui traverse Kyoto du nord au sud, pleins d'une vie perpétuelle et surprenante, à toute heure.






Et puis encore l'immense torii qui mène au Heian Jingo au jardin calme et beau pont couvert, la forêt de Kurama aux cèdes millénaires dont les racines s'entremêlent à l'air libre, le pavillon d'or et son reflet, la bambouseraie d'Arashiyama et encore beaucoup d'endroits, d'instants, de lumières…









mardi 3 novembre 2015

2 baies et la montagne

Deuxième voyage : les baies de Sagami et de Suruga, et une incursion dans la montagne, autour de Hakone, à la recherche du Mont Fuji qui se cache derrière les nuages ou une trop grande clarté, au contraire !

L'île d'Enoshima, pour commencer, survolée par les faucons si voraces qu'on vous recommande de ne pas manger dehors, et pleine de légendes de dragons, d'abris ou de pierres magiques, d'escaliers et de passages secrets communiquant avec le mont Fuji…







Les plages de sable noir de part et d'autre de cette île, fréquentées par des surfeurs de tous âges, ressemblent à celles du film de Takeshi Kitano, “A scene at the sea”.


A Kamakura, toujours, le Bouddha géant a des fenêtres dans le dos ; et un sanctuaire Inari étonnant se cache en plein montagne.




Puis c'est la montagne, le musée de sculptures en plein air d'Hakone :



Et Tonosawa, encore plus perdu dans la montagne.



Puis poursuite du voyage en bord de mer, jusqu'à Shizuoka, en passant par le camphrier géant et deux fois millénaire de Shinomiya, et retour sur Tokyo en passant par Manazuru et son cap, grâce au roman du même nom d'Hiromi Kawakami.








lundi 19 octobre 2015

Vers le Nord du Japon

Sur les traces de Kenji Miyazawa et de son “Train de nuit dans la voie lactée”, à Shin Hanamaki, je trouve l'automne :







Dans la capitale des Kappas, à Tōno, si souvent évoqués par Shigeru Mizuki, je trouve la campagne en pleine moisson du riz.





Et un peu plus bas, à Matsushima, l'île des pins, c'est tout un chapelet d'îles dont certaines sont reliées à la terre par des ponts rouges et courbes. C'est aussi la patrie de Date Masamune, un samouraï à la vie épique qui a laissé de nombreuses traces dans la région, dont l'Entsuin et ses grottes verdies.