lundi 27 juillet 2015

Restitution finale du Prix littéraire des lycéens et apprentis PACA

Grand plaisir de retrouver la Friche pour cette journée de restitution de l'extraordinaire richesse créées toute cette année scolaire autour de ce prix des lycéens et apprentis de la région Paca, si bien pensé et animé. Après une matinée consacrée aux productions des jeunes, l'après-midi a suivi avec les propositions artistiques des auteurs et illustrateurs, pendant laquelle j'ai lu quelques poèmes de Natasha Canapé Fontaine, illustrés en direct et en toute beauté par Marion Fayote, et c'est Valentine Goby qui a remporté le prix roman pour “Kinderzimmer”, ainsi que Derf Backderf, le prix BD pour “Mon ami Dahmer”.
Plus de détails ici :http://prix.livre-paca.org











D.R.

D.R.









Lab'ados à Villeurbanne

Retour à Villeurbanne, accueillis par la Compagnie Ariadne, avec Luc Tartar, pour poursuivre le projet Lab'ados et pour assister, au Théâtre de l'Iris, à la présentation de fin de saison des jeunes du groupe théâtre mené par les comédiens de la compagnie au Tonkin, à partir de textes de Luc et de moi mais aussi de nombreux extraits de textes provenant de “Etonnantes écritures européennes pour la jeunesse” qui a remporté un grand succès de lecture auprès d'elles et eux. 
A suivre la saison prochaine !








Des roues et une nouvelle vie pour la maison de “Yerma”

En prévision de ma nouvelle scénographie pour la création de “Noces de sang”, toujours de Federico Garcia Lorca et toujours mis en scène par Daniel San Pedro, la "maison"de “Yerma” retourne chez Jipanco pour se faire équiper de 6 roues invisibles…


lundi 20 juillet 2015

Le festival ados à Vire


Voilà plusieurs années que j'entends parler avec chaleur du festival de théâtre pour adolescents organisé par le Préau, dirigé par Pauline Sales et Vincent Garanger, à Vire, en Normandie, où je viens d'aller retrouver toute l'équipe d'A la renverse et participer à un débat sur le spectacle vivant pour/avec les adolescents. De retour de trois jours sur place aussi surprenants qu'intenses, je comprends cet enthousiasme :
-       une programmation entière et extrêmement variée, du plus drôle au plus noir, via des formes scéniques les plus diverses
-       une vraie place offerte aux adolescent/e/s dans LEUR festival, plus de mille spectateurs par jour qui se sentent chez eux, au théâtre, où ils et elles deviennent aussi, à d'autres moments de la journée, praticiens amateurs, musiciens de scènes ouvertes, plasticiens en herbe dans une rue entière consacrée à leurs installations… 
-       une concertation sincère avec elles et eux, bien en amont du festival, pendant toute l'année scolaire, dans tous les domaines scéniques et sur tous les plans du festival
-       une passerelle concrète vers le milieu scolaire dont les lycées, réaménagés, deviennent lieux de représentations éphémères et de qualité, sous les yeux des élèves et des enseignant/e/s qui les redécouvrent
-       et puis une énergie de toute l’équipe qui rejoint celle des jeunes dans un plaisir partagé, tous âges mélangés : dans le hall de combien de théâtres, aujourd'hui, peut-on se retrouver à danser joyeusement deux nuits de suite avec des adolescents, les équipes de création, l’équipe du théâtre, leurs enfants et le voisinage…?
Chance supplémentaire, cette année était tournée vers le Québec, dont les professionnel/le/s de théâtre sont engagé/e/s depuis longtemps dans un travail inventif pour et avec les adolescents. Quelle place faisons-nous à l'humour, ou à la transmission via les pratiques amateur, si finement accompagnées dans les Zurbains ?

Je reviens du Préau pleine de questions énergisantes, que je sens partagées. Quant à celle, de fond : pourquoi travaillons-nous pour les adolescent/e/s ?, elle trouve des réponses éclatantes dans ce festival si bien pensé : parce qu'ils et elles nous amènent à donner le meilleur de nous-mêmes, dans un travail aussi exigeant qu'enrichissant qui touche ensuite un public de tous âges.

(article paru dans Le Piccolo de juillet)







Et encore un peu de Vire :







Mon vol Zéro G

Les photos promises de la campagne de Vol Zéro G de Novespace à laquelle j'ai eu la chance extraordinaire de pouvoir participer, en mai 2015, grâce à l'Observatoire de l'Espace.
Mon compte-rendu de vol est en ligne sur leur site :http://www.cnes-observatoire.net/actualites/actu2/88_karin-serres-en-impesanteur/karin-serres-en-impesanteur.html
et la nouvelle que je vais écrire, nourrie par cette expérience artistique, paraîtra dans la revue Espace(s) n°12, en décembre 2015.


 1) La théorie de ces vols Zéro-G

les bâtiments de Novespace, sur le tarmac de Mérignac

oui, l'avion monte à 45° en freinant, à la limite du décrochage,
et même chose en redescendant ;-)

Jean-Philippe Clervoy, astronaute français président de Novespace

les deux zones de vol possible pour effectuer les 31 paraboles

le programme des paraboles, par groupes de 5
participe à ces 3vols une dizaine d'équipes scientifiques super pointus, tous domaines confondus

l'évolution de l'humanité sur le fuselage de l'avion

quelques autocollants de toutes les missions qui ont fait des vols Zéro G depuis des années…

chaque jour, le planning-type pour les "volants" 

 2) Le premier vol de la campagne de mai 2015 (la veille du mien)

toutes les expériences scientifiques prêtes sur leur rack, chaque équipe a sa mascotte


on suit l'avion des yeux jusqu'à ce qu'il disparaisse

puis on le suit sur internet, au milieu de tous les autres avions en l'air

pendant que les escaliers d'accès attendent son retour sur le tarmac

avec les autres éléments techniques



3) Le jour J, pour moi



tous les "volants" sont en combinaison de Novespace, bleue pour les passagers,
grise pour les pilotes et le médecin et orange pour les surveillants-accompagnateurs-sauveteurs

notre plan de vol au-dessus de l'Atlantique

la partie arrière avec les sièges, pour les 20' aller et retour vers la zone de paraboles

et je vole !!! 31 fois 22 secondes !!! Chaque fois, avant et après : 20 secondes de 2G…

puis il faut resdescendre au sol, atterrir, dans tous les sens du terme

et cette sensation extraordinaire ne me quittera plus

c'est ce que je dis au débriefing, super pro et technique

4) Bonus : l'étonnant hôtel Escadrille et sa déco intergalactique