mercredi 13 mai 2015

Encore un peu de Bucarest

Peu de temps pour me promener, mais tout de même, la découverte de toutes ces églises peintes qui sentent fort l'encens, certaines en pleine réfection comme des hérissons de bois, l'intense lumière jaune des passages vitrés couverts, la gaieté des bars avec canapés, dans la rue, au soleil et l'incroyable douceur du soir qui se couche dans l'ancien caravansérail devenu restaurant à ciel ouvert, au son d'un violon solo, pendant que les oiseaux s'égosillent dans les arbres au-dessus de nos têtes : quel beau soir de printemps !





A Bucarest se côtoient toutes les époques architecturales, et le street art que j'aime surgit à chaque coin de rue.





Et puis de belles lumières, encore…





La semaine de la littérature jeunesse, à Bucarest

Invitée par le Lycée Français et l'Institut Français de Bucarest à participer à leur troisième édition de la “Semaine de la littérature française pour la jeunesse", je réalise en chemin que la Roumanie que je vais découvrir est (aussi) le pays des Nadia Comaneci, Panaït Istrati et Gheorghe Zamfir de mon adolescence.




Après une inauguration en extérieur, devant tous les élèves dont beaucoup s'étaient déguisés en notre honneur, j'enchaîne rencontres et discussions comme les autres auteurs invités : Alan Mets, Marie-Aude Murail et Alexandru Ciubotariu, illustrateur, bédéiste et street-artiste roumain. Je suis en belle compagnie !





Je suis frappée par l'intelligence et la profondeur de cette manifestation, par l'engagement de ses organisateurs et organisatrices (au premier rang desquelles, Fanny Chartres, responsable du CDI), par l'enthousiasme des enseignant/e/s et de la direction, et par le point de vue personnel des élèves. De nombreuses occasions d'ouvrir les livres et de donner leur point de vue personnel sont proposées, dont un super concours de lettres adressées aux personnages de nos histoires.




Grâce à l'Institut Français, j'ai aussi pu rencontrer les étudiants en théâtre (écriture et pédagogie) de l'UNACT, dont la section est dirigée par Mihaela Mihailov dont nous apprécions beaucoup l'écriture, à LABO/O7. 




A la librairie Kyralina, trésor de librairie française d'aujourd'hui où on voudrait tout acheter, nous participons à un "speed-booking" jeunesse en direction des éditeurs et traducteurs roumains, nouveau concept inventé par Chloé Becqueriaux, responsable du livre à L'Institut Français : un moyen simple, ludique et très efficace !






Enfin, j'assiste à la représentation scolaire de "Mongol", mis en scène par Magali Pollet, avec toute sa classe de 6°B, avec le soutien des 1ères option théâtre, devant une salle comble d'enfants et d'adolescents, puis à quelques scènes de “Tag", cette fois jouées spécialement pour moi, par les 5 élèves de Terminale-option Théâtre, qui viennent de présenter ma pièce au Bac.




dimanche 3 mai 2015

"7 bras gauches" : la création !

Aujourd'hui, la troupe d'adolescents de Chevilly-Larue crée ma pièce  “7 bras gauches”, commandée par le Théâtre André Malraux pour ce projet “Théâtre côté ados", qu'ils mènent depuis 6 ans, mis en scène par Anne Contensou. Je suis allée voir la générale hier et j'ai été touchée par l'intensité et la présence des jeunes comédiens et comédiennes, complètement investis, qui nous emportent ensemble avec un beau travail choral pendant trente minutes et quelques dans une histoire fantastique à laquelle on croit complètement : un grand plaisir !
En première partie, la troupe des plus jeunes interprète “Frigomonde”, mis en scène par Jonathan Salmon, c'est un plaisir d'humour, d'invention, d'énergie et de vie et, sans que cela ait été prévu, les deux spectacles se font finement écho.
Un projet ambitieux et engagé qui travaille à bâtir un terrain commun, par l'expérience artistique, entre les pratiques amateurs et les pratiques professionnelles. Bravo !


“Frigomonde”



“7 bras gauches”




"A la renverse” en Côtes d'Armor

"A la renverse” a planté son chapiteau en Côtes d'Armor, enfin c'est le festival Pas Sages (itinéraires Bis) qui le lui prête, en association avec trois théâtres, à Guingamp, puis ce sera Saint Brieuc et Lamballe. A cette occasion, j'ai fait de belles rencontres avec les classes de son futur public, et la représentation de mercredi soir, miraculeusement déroulée entre deux averses, a vibré d'une grande émotion.









 Encore un peu de Guingamp…